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HUMIDE !

L’éternel combat du randonneur est de parvenir à rester sec en toute situations, l’humidité provoquant un dangereux refroidissement menant à l’hypothermie (d’où l’invention de membranes à la fois imperméables et respirantes).

Combat que vous allez perdre inévitablement sur le Sentier des Appalaches. La bonne (ou mauvaise) nouvelle, c’est qu’il fait aussi souvent assez chaud. Le danger de la pluie froide est donc  rare. Mais pas inexistant !

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Dès fois, il pleut et il fait froid. C’est beau mais pas très confortable.  [Grayson Highlands]

Le Sentier, contrairement à ceux de l’Ouest, passe assez rarement au-dessus de la limite des arbres : vous êtes en forêt la plupart du temps. L’air est donc très TRÈS souvent chargé d’humidité, et pas uniquement près des sources d’eau. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où je me suis réveillée, le duvet lourd d’humidité et le T-shirt mis « à sécher » plus mouillé que la veille (miam, mettre un T-shirt tout humide et froid au petit matin).

Ce climat plutôt chaud et humide est plus supportable si vous entreprenez un SOBO (du Nord au Sud) car vous marcherez avec l’automne. Contrairement au NOBO qui s’achève en plein été.

En bref, pensez aux:

  • fibres synthétiques (sac de couchage et vêtements): le polyester est plus supportable que le mérino par grosse chaleur. Fibre polaire et synthétique restent chaudes même mouillées.
  • tissus qui sèchent rapidement. L’étiquette assurant “fast-dry” ne fait pas tout: testez-les.
  • tiques! La maladie de Lyme fait des ravages dans la région. Je n’en ai ceci dit croisé aucune.
  • moustiques et mouches à chevreuils: assez importants en juillet-début août.
  • système imperméable: sacs étanches protégeant couchage et vêtements secs.

Cela dit, nous ne sommes pas en pleine jungle équatorienne non plus et il arrive que la température descende drastiquement, notamment en automne-hiver. L’humidité fait alors très bien sentir ce froid qui s’insinue en vous jusqu’à l’os. Sans compter le vent qui peut également être facteur de refroidissement, surtout sur les reliefs.

Conclusion: si vous aimez les climats secs et frais, restez dans les Alpes! D’autant plus que les changements climatiques semblent aller dans la direction d’un climat tropical: l’automne 2015 fut en effet relativement doux. Le 11 décembre, en Géorgie, il faisait encore 20°C (et humide au possible). Mais d’après les dires de randonneurs connaisseurs du Sentier, l’année fut sèche…

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Fait sec. The Appalachian River Trail. [Grayson Highlands]

 Envie de savoir s’il va faire moins de 88% d’humidité demain sur votre parcelle de chemin? Consultez le site météo du Sentier: ici!

Et quand il pleut….

Petite aparté à un problème bien connu.

Pour être tout à fait sincère, je n’ai pas encore trouvé LE système idéal en cas de pluie. Ma stratégie était globalement d’être mouillée et d’avoir des vêtements secs pour me changer à la fin de la journée. En cas de pluie fraîche à froide, vous aurez cependant besoin d’un peu plus. Voici différentes options envisagées et/ou testées avec certaines préférences:

  • une veste en gore-tex (quelque soit le type de membrane)?  généralement trop chaud et pas assez respirant. Vous êtes protégés de l’humidité externe mais pas interne. Et cher, très cher.
  • un poncho? pas respirant du tout, embêtant avec le vent. Pratique ceci dit pour couvrir aussi votre sac.
  • un parapluie? OUI. Mais difficile à manier lors de grands vents (voire inutile). Prévoir la crampe de bras. Et oublier une utilisation en parallèle avec des bâtons de rando.
  • veste Frogg Toggs? OUI. Léger et bon marché. Mais durée de vie courte. Et prend l’eau au bout d’un moment comme toute veste de pluie. Style inoubliable ceci dit.

Dernier recours: la chambre d’hôtel.