Georgia oh Georgia (GA)

A cet instant, tout le monde a à l’esprit Georgia in my mind, qui est d’ailleurs l’hymne de l’État, d’autant plus de circonstance si vous partez de Katahdin pour aller au Sud. Petit rappel pour ceux qui l’auraient pas en tête.

Tout à fait l’esprit (et la voix) du thru-hiker lorsqu’il gravit les derniers miles jusqu’au tant attendu Mt Springer.

Ou un peu comme le “wheeee” ci-dessous à 45 sec (en moins désespéré).

Deliverance, film qui a probablement contribué au stéréotype façon film d’horreur dans l’outback australien, du “crétin-assassin des Appalaches”.  A Neels Gap, on  trouve des autocollants adaptés de la  réplique devenue célèbre “paddle faster, I hear banjo music)” [Merci à J. pour la référence!]

Comme dans ledit film, les rhodos et Laurel Mountain sont toujours à nos côtés, ce qui, en plus de cette petite mise en musique permet d’éviter toute confusion avec la Géorgie européenne : celle-ci (la nôtre!) tient son nom du roi Georges II, un Grand-Britton, au temps des 13 colonies. Entre temps, il y a eu un peu d’exploitations de mines d’or et un petit déportement de Cherokee (c’est aussi en Géorgie que débute le Trail of Tears).

Mais avant de débuter un autre trail, revenons au chemin – qui n’a pas vraiment changé avec la frontière. Point d’affreux locaux nous sautant dessus au détour du chemin ni de jazzman entonnant une langoureuse mélodie, plutôt une faune locale dissimulée entre végétation et obscurité.

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cachée, une “barred owl”

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la terreur du shelter: un écureuil volant

 

Ayant survécu le lendemain à ce début de nuit si sauvage, nous avalons les 4.5 miles qui nous séparent de l’hostel à la vitesse d’un écureuil volant prenant soin de vos barres de céréales laissées sans défense. C’est toujours aussi raide dans les montées, mais l’air est frais, le soleil brille et 4 miles, c’est du gâteau, penses mon esprit. 9h40 tapantes, nous voilà devant le “OPEN” de leds rouges dans son petit cercle bleu clignotant du Top of Georgia Mountain hostel (rien que ça). “No shoes”, entends-je, alors que nous nous apprêtons à passer le seuil. On s’exécute et pénètre la pièce au plafond aussi haut presque qu’une église, une pièce qui sent le neuf. A la première impression, ça a l’air d’être l’un des hostels les plus propres et mieux “managés” du sentier. (bon, facile à dire, on est tous seuls). Buttercup, notre hôte, nous offre directement du café et un “hug” de bienvenue. Elle est volontaire ici, une soixantaine d’année, et n’attend que le mois de mars pour remettre les pieds sur le sentier après une tentative écourtée (de 5 côtes cassées). Le propriétaire, Sir-Packs-a-lot un “triple crowner”, est absent pour l’instant, “busy” pour la journée. (Journal, 7/12, 4.5 miles)

 

 

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