A l’approche du Depproach trail

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Pas de conclusion philosophique et spirituelle en ce post-réflexion sur le voyage à pieds, juste des remarques assez banales: oui, marcher tous les jours pendant plusieurs mois est un peu comme une introspection de longue durée et vous en sortez changé; comme on dit “c’est le trajet qui compte, pas la destination” (surtout vu la tête de la destination!) (ah, pauvre Mt Springer!).

J’avais commencé ce voyage en solo, comme à mon habitude; un voyage qui s’est vite métamorphosé en duo, pour le meilleur et pour le pire (hé, quand même!). Je laisse le mot de la fin donc à mon “hiking partner” avec qui j’ai finalement marché presque 4/5ième du chemin: “hiking slows the time down. 2 months seem to last 4, 4 months seem to last 8.  You experience so much more by walking.” [retranscription la plus proche]

 

Hommage, enfin, à tous ces thru-hikers rencontrés sur le chemin qui, listés ici, ont un peu l’air de se trouver sur une piste de cirque, mais montre vraiment la diversité de la “population du trail”. Je n’ai pas indiqué les noms pour conserver l’anonymat.

  • un pasteur virginien
  • un journaliste coréen
  • un photographe allemand fan de Zaz
  • un père de famille divorcé de l’Indiana
  • un ancien prof d’anglais à Paris habitant à Atlanta
  • une mère et sa fille de 16 ans, Moby Dick dans le sac à dos
  • un yoyo-iste qui marche parce qu’il aime bouffer
  • une canadienne ancienne prof de français à Aix en Provence
  • des troupes entières de retraités autour de 70 ans et en pleine force de l’âge
  • une mère et ses trois enfants entre 5 et 12 ans
  • une mère et sa fille 70 et 40 ans
  • un jeune de 21 ans tout juste sorti des Marines
  • une écrivaine trouvant son inspiration dans ses rêves
  • un étudiant aux Beaux-Arts
  • une éditrice de bouquins dans le Maine
  • un mec au look Indiana Jones
  • un retraité et son fils
  • un jeune homme vivant sur le trail
  • une jeune fille qui marchait pieds nus
  • deux femmes de l’Alaska marchant 6 à 10 miles par jour
  • un homme avec son ordinateur portable
  • un couple écrivant un livre sur les toilettes sèches du trail
  • un marcheur ayant fini le CDT dans l’année et marchant une moyenne de 30 à 40 miles par jour.
  • et j’en oublie obligatoirement…sans compter toutes les personnes “autour” du trail, celles qu’on nomme “trail angels” ou simplement proprio d’hostels; et surtout, (surtout!) les équipes de maintenance du trail!

 

Et parce qu’il paraît que la notion du temps est toute relative:

 

Aller lentement en allant vite,

une chouette rétrospective du Sentier des Appalaches par John Z.

“We are preoccupied with time. If we could learn to love space as deeply as we are now obsessed with time, we might discover a new meaning in the phrase to live like men.” (E. Abbey, Desert Solitaire)

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