The Priest- confessions intimes (VA)

IMG_1568

Après les 3 Ridges Mountains passant sur la gauche, The Priest au fond à droite

Une nuit passée plus vite que la lumière suivie d’un  retour joyeux au sentier (la douceur ou la douleur de l’eau glacée sur les pieds gonflés, au matin) descendant progressivement avant d’attaquer ZE montagne du jour : The Priest, première montagne de plus de 4000ft depuis bien longtemps. Une montée assez graduelle toute en zigzags (plus d’une trentaine apparemment) dans la forêt nationale de Georges Washington, coupée par un ruisseau au premier tiers de la montée, permettant de noyer un peu la sueur qui dégouline déjà. « You are almost to the top » me lance un peu plus haut un groupe de day-hikers descendant tous joyeux, exultant d’observer tous ces randonneurs en train de suer. Au top mon cul oui. Le temps passe bien différemment quand on descend ou quand on monte. Rien de pire que de se penser au sommet avant l’heure : les miles n’en sont que plus longues. La montée se fait ensuite moins raide, le long de la crête jusqu’au sommet…que je n’ai finalement même pas remarqué. Les gens en parlent tellement de cette montagne « terriblement haute et escarpée » après les « plaines » des derniers états que j’étais préparée psychologiquement à bien « pire ». Le sommet est en fait typique des sommets du AT : arbres, terrain à peu près plat et tout en ups and downs. Juste après ce dernier, on trouve le side trail jusqu’au shelter, du même nom que le « sommet ». (22/10, 18 .5 miles)

Pour une fois, le nom de la montagne n’est pas anodin : arrivé en haut, il s’agit de confesser tous ses vices dont seule l’éminence en gardera le secret…ou presque car c’est dans le logbook (registre) de l’abri que les aveux des marcheurs qui sont passés par là, des plus intimes au plus anodines, sont inscrits (« I never bought toilet paper on this trip » en est une récurrente).

A cette occasion, je me suis également prêtée au jeu. Quelques confidences personnelles donc, sur l’art de la marche longue durée:

– marcher sans sous-vêtements est beaucoup plus agréable (surtout vu l’humidité);

– randonner avec quelqu’un qui n’a pas tout à fait le même rythme que vous est difficile, voire une erreur (mais on le fait quand même);

– les sujets de conversation abordés peuvent passer du très philosophique au plus scatologique en un rien de temps. Les sujets triviaux ou préoccupations primaires sont souvent les préférés;

– on pète beaucoup plus. Faute au beurre de cacahuètes;

– dès fois, on a pas très (du tout) envie de sociabiliser avec les autres marcheurs.

Il y en a sûrement foule d’autres mais il faut grimper la montagne pour les connaître!

 

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s