Bienvenue à Buena Vista – petite éloge du stop (VA)

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Une montagne chauve de plus

Réveil sous Orion et sa ceinture étoilée pour parcourir les 9 miles restants jusqu’à notre prochain point ravitaillement avant midi (Buena Vista). Le soleil se lève enfin, boule rouge au-dessus des montagnes moutonneuses de bruns orangés et rougis, sous nos pieds le tapis odorant « comme la mer » et surtout bruyant des feuilles. Puis l’on débarque, odeur précédant, dans des champs, rosée sur l’herbe et surtout pommiers tous les 10 mètres. La plupart sont à même le sol, trop lourdes pour les branches, éclatant sous le pied en un petit bruit mouillé. Certaines sortes sont plus acides ou ont plus de jus que d’autres, seul moyen de de le savoir : croquer dans chacune d’elles. Plusieurs espaces ouverts, dénués de végétation, se succèdent ainsi, anciens espaces agricoles ou de coupe du bois. (Journal, 23/10, 11 miles)

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Noël avant l’heure

 

 

 

 

Alors que nous venions de nous délecter de chaque yard de ces 2.8 miles de descente presque aussi raides qu’une planche à repasser reposant contre un mur ; nous arrivâmes enfin à ladite route qui nous mènerait au divin et sacré ravitaillement, baigné de soleil, tables de pique-nique en bonus. Tous ragaillardis de cette promesse imminente de manne (et d’eau !), nous sortons notre mignon petit pouce direction l’ouest. Trois voitures, premiers espoirs après deux minutes d’un vide automobile, passent sans ralentir. De nombreux véhicules passent dans l’autre sens. De nombreux véhicules passent dans le bon sens.  Ce n’est qu’une heure après, 3 déjà-vus de camions transportant des troncs, et une persévérance en montagne russe tentant de me convaincre que « oh après tout quelle magnifique jour pour parfaire mon teint » que la décision est prise. Après une heure de bronzage intensif donc, nous voyons débarquer Special Agent, Jolley (fils) et Powerslide (père) qui nous décident finalement à appeler la « navette » offerte par un poster collé à une table de pique-nique. L’homme, un accent incompatible avec le mien (malheureusement je suis à l’avant…ou communiquer sans se comprendre…) et quelques dents en moins arrive avec son pick-up 20 mn plus tard à la rescousse. Il nous dépose au restau mexicain (plutôt que le Burger King) donnant à la ville une atmosphère encore plus étrangère qu’elle ne pourrait l’être au départ.  (Journal, 23/10, 11 miles)

Quelque peu pressés de nous retrouver dans la splendide nature virginienne, on repart pour tenter un auto-stop qui s’avère tout à fait réussi…jusqu’au premier virage que notre charmante conductrice, une jeune mère au look gothique, clope au bec masquant l’odeur de désodorisant (ou l’inverse) prend sans ralentir d’un poil. Les vieilles frites coincées sous mes fesses commencent à se balader aux balancements de l’habitacle. 15 minutes de pur bonheur les yeux fermés où je me suis demandé si ce thru-hike n’allait pas se terminer un peu plus tôt que prévu. » (23/10, 11 miles)

 

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